LA FÊTE
DE SAINTE-CATHERINE

L'histoire de Marguerite Bourgeoys et la fête de la Sainte-Catherine

Le 25 novembre est une fête dédiée à Sainte Catherine Labouré. En 1830, elle a vu une apparition de la Vierge Marie. À sa mort, son corps aurait été porté par des anges au Mont Sinaï où la Vierge lui est apparue. Ce sont des croisés qui ont véhiculé en Amérique une légende selon laquelle elle se serait mariée au Christ dans les cieux. Elle est ainsi devenue la patronne des jeunes filles. « Coiffer la Sainte-Catherine » se dit des filles qui ne sont pas encore mariées à l'âge de 25 ans. Traditionnellement, certaines églises demandaient aux filles célibataires de 25 à 35 ans de renouveler la coiffe de la statue de Sainte-Catherine le jour de sa fête, le 25 novembre (voir www.citeWeb.com/clo7/Fetes/novembre ). De là l'origine de la fête…

De son côté, Marguerite Bourgeoys est arrivée à Ville-Marie (Montréal) le 16 novembre 1653 avec Maisonneuve pour ouvrir une école et instruire les enfants.

Mais la soutane de la sœur Marguerite faisait peur aux petits autochtones. Pour attirer ces enfants à l'école, Marguerite a une idée géniale : confectionner de la tire! Elle prépare ce mélange à base de mélasse et de sirop d'érable devant les enfants, puis une fois cuit, elle l'étire. L'odeur, le bon goût et le plaisir d'étirer la tire a tôt fait d'attirer les enfants à son école où elle commence à leur enseigner à compter, à lire et à écrire. Marguerite Bourgeoys est ainsi devenue notre première enseignante, et une enseignante très populaire auprès des enfants!

Depuis ce temps, on fait comme elle dans nos écoles le jour de la Sainte-Catherine. Et il paraît que pendant longtemps l'honneur revenait aux « vieilles filles » de confectionner la tire qui fait toujours plaisir aux enfants, de génération en génération!

 

La recette de la fameuse « tire »!

(gracieuseté de Louise Charest de Cornwall)

Ingrédients :

1 ½ tasse de cassonade
½ tasse d'eau
½ tasse de mélasse
2 c. à table de vinaigre
1/8 c. à thé de soda à pâte
3 c. à table de beurre

Directives :

Pour une tire infaillible, utiliser un thermomètre à bonbon.

Mélanger cassonade, eau, mélasse et vinaigre.
Faire bouillir jusqu'à 260 degrés farenheit (250o F).
Ajouter le beurre et le soda à pâte.

Verser dans une lèchefrite beurrée.
Laisser refroidir

Il ne vous reste plus qu'à étirer.
Plus vous étirez, plus votre tire sera blonde.

Bonne dégustation!

 

Tout l'monde en place pour un set carré!

Certaines écoles soulignent l'événement en initiant les élèves à la danse de sets carrés. Il existe un excellent album franco-ontarien pour faire des danses traditionnelles. Il s'agit de l'album du groupe folklorique Vive la joie! Plusieurs jeunes du secondaire font partie de ce groupe folklorique de la région de Welland qui a mérité plusieurs prix et a déjà pris part à plusieurs festivals internationaux! On peut se procurer l'album Vive la joie! à l'APCM au 1-800-465-APCM ou au www.apcm.ca .

 

Journée des colons

Plusieurs écoles profitent de cette fête pour faire une journée costumée sur le thème des colons. Les enfants se déguisent soient en sœurs, en Amérindiens, ou comme des gens de métier comme en paysan, en forgeron ou en bûcheron.

 

Les légendes amérindiennes

Il existe tout un univers de croyances et de légendes autochtones. Parmi celles-ci, il y a celle du « capteur de rêves » qui peut vous permettre de faire faire un bricolage aux élèves après leur voir raconté la légende. Une version de cette légende nous apprend que le premier capteur de rêves a été fabriqué par un chasseur autochtone qui était hanté par des mauvais présages. C'est une araignée qui lui aurait montré à confectionner un capteur à partir d'une branche de frêne dans lequel elle avait tissé une toile. Le chasseur a suspendu le capteur de rêves au-dessus de sa couchette. Le capteur de rêves sert à « attraper tous les rêves, bons ou mauvais. Les mauvais sont pris dans la toile et tenus jusqu'à la première heure du matin, qui les brûle. Les bons rêves trouvent leur chemin et reviennent par les plumes » (source : www.autochtones.com , un site sur lequel il y a beaucoup d'information très colorée sur les autochtones, et même un quiz!) C'est donc à partir de ce moment que cette légende, présente à l'époque des colons, se serait perpétuée jusqu'à aujourd'hui!

Vous trouverez également plusieurs autres contes et légendes dans le livre « Des os dans un panier - Légendes amérindiennes sur les origines du monde » en vente au www.cforp.on.ca .

L'historien et auteur Bernard Assiniwi a répertorié plusieurs contes et légendes amérindiennes, en plus d'avoir écrit un nombre important de publications sur les autochtones. Nous vous invitons fortement à faire une recherche Internet sous « Bernard Assiniwi » pour découvrir cette grande variété de ressources.

L'artiste franco-ontarien François Viau a également produit deux superbes albums qui racontent en chansons le mode de vie et l'histoire des autochtones : « AUTOCHTONES CANADIENS » (cassette 1 : Avant l'arrivée de l'homme blanc et cassette 2 : Après l'arrivée de l'homme blanc). Des cahiers d'activités accompagnent ces deux albums de grande qualité produits avec la participation d'autres artistes franco-ontariens tels Donald Poliquin, Bobby Lalonde et Marc Charbonneau. Ces albums sont disponibles à l'APCM (1-800-465-APCM ou www.apcm.ca) et au CFORP
( www.cforp.on.ca )

 

Chanson « C'est la Sainte-Catherine »

Diadem est un groupe franco-ontarien formé des sœurs Diane, Denyse et Marie Marleau de Cornwall. L'album « Fêtons et
chantons » de Diadem présente 27 chansonnettes pour les principales fêtes et occasions qu'on trouve dans le calendrier scolaire. C'est un très bon outil pour les tout-petits. On peut se procurer l'album « Fêtons et chantons » au 1-800-465-APCM ou au www.apcm.ca.

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